| Bugatti Veyron 16.4 | |||||
| Constructeur : Bugatti | |||||
| Classe | Supercar | ||||
| Carrosseries | Coupé, 2 places Roadster, 2 places |
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| Performances | |||||
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| Motorisations | W16 8.0 L 4 Turbos | ||||
| Puissance (ch) | 1 001 ch | ||||
| Puissance (kW) | 736 kW | ||||
| Couple | 1 274 Nm | ||||
| Vitesse maximale | 407 km/h | ||||
| Accélération | 0 à 100 km/h en 2,5 à 2,7 s | ||||
| Consommation | 24,1 ℓ/100 km | ||||
| Émission de CO2 | 574 g/km | ||||
| Transmission | Traction intégrale BVA à 7 rapports |
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| Dimensions | |||||
| Longueur | 4 462 mm | ||||
| Largeur | 1 998 mm | ||||
| Hauteur | 1 159 mm | ||||
| Empattement | 2 710 mm | ||||
| Poids | 1 688 kg | ||||
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La Bugatti Veyron 16.4 a été la voiture de série la plus puissante au monde et le seul modèle actuellement en production du constructeur automobile Bugatti Automobiles SAS. Elle a été dévoilée, pour l'essentiel, lors du Mondial de l'automobile de Paris en l'an 2000. Les premières Veyron sont sorties d'usine en octobre 2005.
La Veyron est fabriquée en petite série (300 exemplaires sont prévus, au rythme d'environ 75 par an[1]), dans l'Atelier (l'Atelier se situe sur le territoire de la communauté de communes de la région de Molsheim-Mutzig et le château se situe à Dorlisheim bien que la société soit domiciliée à Molsheim) en Alsace. Les voitures sont essentiellement composées de pièces du groupe VAG, venant de toute l'Europe et sont assemblées par une équipe de 60 personnes hautement qualifiées. Cinq personnes et trois semaines de travail sont nécessaires pour l'assemblage d'une Bugatti Veyron. Toutes les réparations relatives au moteur et à la carrosserie se font au domaine du Château Saint-Jean. Chaque voiture porte une plaque avec son numéro de châssis + BUGATTI AUTOMOBILES SAS - MOLSHEIM - FRANCE.
Il n'était pas prévu au départ que la fabrication de la Veyron 16.4 fasse de Bugatti une société rentable (dans le sens de faire des bénéfices), mais plutôt d'offrir à Volkswagen, son propriétaire, une voiture de prestige.
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La Veyron a été maintes fois annoncée, maintes fois reportée. Mais cette voiture extrême avec un moteur W16 de 1001 chevaux[2] a finalement été mise en production début 2006, après que onze prototypes ont été utilisés pour sa mise au point.
Les performances recherchées sortaient de l'ordinaire, et de nombreux éléments ont dû être conçus spécialement pour la Veyron. Entre autres, les pompes à essences existantes ne permettaient d'atteindre qu'une puissance de 650ch sur les 1001 prévus[3].
Avant que la version de production n'ait été lancée, onze prototypes ont été testés dans les mêmes conditions exténuantes ordinaires sur route comme tous les véhicules, dans diverses conditions de conduite et de climat ; En effet, plusieurs de ces prototypes ont parcouru plus de 50 000 km à vérifier la fiabilité qui correspond encore à la performance.
Sur le terrain d’essais Volkswagen de Ehra-Lessien, la Bugatti Veyron 16.4 a dépassé les 400 km/h, atteignant la vitesse maximale moyenne de 408,45 km/h, performance vérifiée par le Service de contrôle technique de l’Allemagne du Sud, le « TÜV Süddeutschland »[2]. Cette vitesse en fait une des voitures de série la plus rapide au monde En octobre 2005, la Bugatti Veyron a atteint les 415 km/h sur le grand Lac Salé situé dans l'Utah[réf. nécessaire], à peine dépassée par la SSC Ultimate Aero TT[4].
Avec de telles performances en vélocité, l’aérodynamique de l’ensemble est un élément essentiel dans la conception de l’auto. D’une part, la carrosserie doit offrir une résistance aérodynamique aussi faible que possible pour permettre des reprises même aux vitesses supérieures à 200 km/h tout en autorisant une vitesse maximale de plus de 400 km/h. D’autre part, la portance négative mesurée aux essieux avant et arrière doit être répartie de manière à ce que la voiture colle à la route. Dernier point : tous les agrégats de haute performance regroupés sous la carrosserie en aluminium doivent être refroidis de manière optimale, quelle que soit la vitesse.
Au cœur du dispositif de régulation se trouve un système hydraulique central géré par ordinateur, qui gère des appendices aérodynamiques et la garde au sol de la Bugatti Veyron en fonction de sa vitesse. Pour augmenter la portance négative à l’avant, la partie inférieure de la carrosserie possède des clapets diffuseurs, disposés de chaque côté et pouvant se fermer ou s’ouvrir grâce à deux cylindres hydrauliques. Les flux arrières sont gérés par des diffuseurs inférieurs ainsi que par un aileron.
Lors de la conduite de tous les jours, la garde au sol est de 125 mm, aux deux essieux. Dans cette utilisation, les clapets de diffusion restent ouverts, l’aileron arrière et les spoilers sont accolés à la carrosserie.
À partir de 220 km/h, l’ensemble de la caisse de la Bugatti s’abaisse automatiquement pour adopter une garde au sol de 80 mm à l’avant, 95 mm à l’arrière. Les clapets de diffusion demeurent ouverts, l’aileron arrière comme les spoilers s’extraient automatiquement[2]. Dans cette position, définie comme celle de « handling », la portance négative augmente, tant à l’avant qu’à l’arrière du véhicule. Lorsque la vitesse retombe au-dessous de 140 km/h, l’aileron réintègre sa position de repos. Libre au conducteur de piloter au-dessous de 220 km/h avec une portance négative accrue : une touche sur la console médiane lui permet de sélectionner manuellement le mode « handling ».
À 375 km/h, la voiture subit une portance négative de 350 kg. La décision d’évoluer au-delà de cette vitesse nécessite une manipulation du pilote, ce qui doit lui permettre de confirmer sa connaissance du danger qu’une telle conduite implique. S’il estime qu’il peut frôler les 400 km/h, il doit donc utiliser une seconde clé, placée dans le cylindre à gauche du siège du conducteur[2]. L’affichage mentionnera alors « Topspeed ». Pour des raisons de sécurité, il doit suivre une liste de contrôles indispensables. Dans cette configuration à grande vitesse, la carrosserie affiche une garde au sol de 65 mm à l’avant, de 70 mm à l’arrière. Les clapets de diffusion demeurent fermés et l’angle d’attaque de l’aileron arrière est réduit au minimum (le Cx baisse de 0,417 à 0,355[6]) : la portance négative s’approche alors de zéro, afin de réduire au maximum la résistance aérodynamique[2].
La Veyron possède une carrosserie de forme ramassée, peu aérodynamique, d'une longueur de 4,4 mètres, d'une largeur de 2 mètres et d'une hauteur de 1,2 mètre. La face avant intègre la calandre historique en fer à cheval de Bugatti. La voiture est bicolore, les teintes pouvant être choisies par le client[7]. La poupe est large, des feux ronds avec une sortie d'échappement centrale carrée, et de grosses écopes d'air latérales pour le moteur, dont les culasses ressortent de la carrosserie.
L'habitacle est tendu de cuir précieux, et la planche de bord est rehaussée par des touches d'aluminium poli ou bouchonné selon les endroits.
Le moteur prévu par Ferdinand Piëch, n'existait pas dans le groupe VAG, et a du être entièrement conçu pour la Veyron.
Le moteur est un moteur avec cylindres en W à 16 cylindres 64 soupapes composé de deux V8 assemblés à 90°, de 64 cm de long pour 69 cm de large, et de 7 993 cm³ de cylindrée, alimentés par quatre turbocompresseurs. La puissance est de 1 001 chevaux à 6 000 tr/min, le couple de 1 250 Nm disponible dès 2 200 tr/min. Le passage de 0 à 100 km/h se fait en 2,5 secondes, de 0 à 200 km/h en 7,3 secondes, et de 0 à 300 km/h en 16,7 secondes[2]. La transmission fait appel à une boîte DSG (Bugatti appartient à Volkswagen) à sept rapports disposée longitudinalement devant le moteur central. Bugatti indique que la DSG en question a été améliorée pour offrir des passages de rapport aussi rapides que possible. Celui-ci est implanté devant l’essieu arrière. Tout le groupe est conçu comme un ensemble mécanique à carter à sec pour abaisser le centre de gravité.
Lorsque la température des gaz s’échappant du moteur dépasse un seuil critique, l’aileron situé au-dessus s’ouvre automatiquement à un certain angle, dans une position, dite « cool down ».
Le système de refroidissement est complexe, composé de 11 radiateurs en tout, d'une capacité de 55 litres de liquide de refroidissement, et a été optimisé par divers tests dans des conditions de climat extrême.
La Bugatti Veyron 16.4 est équipée d’un système de freinage basé sur des disques en carbone/céramique de 40 cm de diamètre. Le freinage est assisté par l’aileron arrière, appelé « airbrake », dont la mise en action s’effectue avec la pédale des freins, dans la configuration « handling », à des vitesses entre 200 et 375 km/h. L’aileron arrière adopte alors un angle à 113° par rapport au sens de la marche, générant ainsi une résistance supplémentaire. Simultanément, la portance négative exercée sur la poupe s’accroît pour atteindre les 300 kg, en faveur de couples de freinage accrus sur les roues arrières. Cela se traduit par une réduction du transfert des charges vers l’avant du véhicule, conséquence d’une décélération rapide : de quoi stopper de 100 km/h à l’arrêt en 31,4 m, soit 2,3 secondes[2]. À pleine puissance de freinage, il suffit de dix secondes à la Bugatti Veyron 16.4 pour ralentir de 400 km/h à l’arrêt complet[2].
La puissance de la voiture nécessite un très bon châssis, qui atteint la barre des deux tonnes. La structure de la coque est composée de deux éléments en carbone boulonnés (fabriqué chez l'italien ATR), le berceau avant est en aluminium extrudé, l'arrière est en acier inoxydable[6]. Le titane est utilisé pour les moyeux, les étriers de frein, les ressorts et l'échappement[6].
Les pneus de la Veyron ont été l'un des points durs de son développement. En effet, il fallait des pneus capables de résister à l'accélération, la vitesse élevée, dont la tenue de route était valable à toute vitesse et qui puissent durer. Ainsi ils ont été conçus par Michelin à partir d’une gomme spécifique, ils ont un profil adapté et un contrôle sophistiqué de la pression[8]. Ils peuvent atteindre 445 km/h[1].
Bleu centenaire
Fbg par Hermès
Grand Sport
Sang Noir
Pur Sang
Pegaso Edition
Mirror
Parmi les rares propriétaires de ces véhicules figure le fils de Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, président de la Guinée Equatoriale, considéré par une très large portion de l'opinion publique mondiale comme un dictateur[12]. La somme servant à acheter cet exemplaire proviendrait du "blanchiment du produit d'un détournement de fonds publics"[13].
En 2008 lors du salon de Pékin, un chinois fortuné a payé une Bugatti Veyron pour la modique somme de 25 millions de yuans (environ 2,3 millions euros), c'est-à-dire le double du prix normal.[réf. nécessaire]
Le milliardaire russe Roustam Tariko, ainsi que le joueur grec de football Yoúrkas Seïtarídis en possèdent une chacun.[réf. nécessaire]
En 2007, la Bugatti Veyron était en vente a 165 millions de Thai Bahts à Bangkok en Thaïlande, environ 3,6 millions d'euros (au taux de 1 euro=45 bahts), soit trois fois le prix européen[14].
Pour la deuxième fois, Bugatti annonce qu'elle va augmenter son volume de production afin de satisfaire à la demande. Construite depuis 2005, la Supersupercar franco-allemande ne cesse de voir son rythme de production s'accélérer. Au début, elles étaient 50 à sortir de l'atelier de Molsheim, en 2008 ce sont entre 85 et 90 voitures qui « sortiront » des mains des ouvriers très qualifiés de la maison Bugatti.
Pour arriver à cela, pas d'accélération de la cadence qui pourrait nuire à la fiabilité de cette pièce d'orfèvrerie mais une fermeture estivale raccourcie, voire supprimée. Les vacances obligatoires étaient de trois semaines jusqu'alors.
Ce succès est dû à l'homologation récente de la Bugatti Veyron aux États-Unis, les 14 derniers exemplaires seront donc envoyés de l'autre côté de l'Atlantique.
Bugatti s'est chargé de la formation des mécaniciens de 20 centres Bentley à travers le monde dans lesquels la Veyron est vendue, un spécialiste de la maison mère pouvant même être envoyé à toute heure en cas d'extrême urgence.
Selon Bugatti, « la production de la Veyron sera limitée à trois cents unités. Pas une de plus. À ce jour, deux cent vingt exemplaires ont été vendus. Il en reste donc quatre-vingts. Série Sang Noir incluse. Bien entendu, celle-ci ne constituera pas le gros de la demande future ».
Bugatti conserve la même politique tarifaire.